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SOS Villages d’Enfants pour l’adoption du code de l’Enfant

septembre 18th, 2019 | by echos1
SOS Villages d’Enfants pour l’adoption du code de l’Enfant
Interview
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A l’occasion du 30ème anniversaire de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE), qui débutera la semaine prochaine à New-York, les membres du consortium « Agir ensemble : pour les droits des enfants maintenant » ont tenu, hier un atelier, à Dakar, pour magnifier les progrès enregistrés, depuis 1989 au Sénégal, en matière de droits de l’enfant.
Le consortium « Agir ensemble » (Joining Forces) en partenariat avec sept organisations (ChildFund Alliance, Plan International, Save the Children International, SOS Villages d’Enfants, Terre des Hommes et World Vision) qui œuvrent en faveur des enfants, appelle à une nouvelle ère d’engagement pour les enfants en vue de faire progresser l’agenda des droits de l’enfant dans le monde à l’horizon 2030. Par ailleurs, ils invitent l’Etat à accélérer l’adoption d’un Code de l’enfant complet et ambitieux, le plus rapidement possible pour la protection des enfants.
Pour Salimata Gaye Diagne, de SOS Villages d’Enfants Sénégal, le Sénégal a fait des progrès majeurs en matière des droits de l’enfant depuis la ratification de la CDE. Mais beaucoup de difficultés demeurent.
« L’enregistrement de l’enfant à la naissance est essentiel à l’exercice de ses droits fondamentaux. Malgré cette obligation légale, seuls 77% des enfants de moins de 5 ans au Sénégal sont enregistrés à l’Etat civil », a-t-elle révélé.
A en croire Mme Diagne, « le droit à la santé demeure un défi. Car le taux de mortalité maternelle reste encore élevé (236 décès pour 100.000 naissances vivantes), avec des disparités persistantes entre le milieu urbain et le milieu rural. L’accès à l’éducation de base a été élargi, ce qui renforce le droit à l’éducation. Le taux brut de scolarisation (TBS) au primaire passe de 84% en 2014, à 87,3% en 2017. Mais des efforts restent à faire pour assurer une meilleure qualité ».
D’après elle, le droit à la participation est une obligation qui est sérieusement remise en question. « Les enfants vivent dans la plupart des régions du pays où, traditionnellement, du fait de leur statut, ils sont considérés comme n’ayant ni l’expérience ni les connaissances ou la compréhension nécessaire pour être directement impliqués dans les décisions majeures qui influencent leur vie et encore moins en assumer la responsabilité ».
Ainsi pour Mme Diagne, les recommandations sur la protection des enfants au Sénégal visent trois points principaux : le Code de l’enfant, le parlement de l’enfant et la place des politiques publiques en matière de protection de l’enfant. « Le Code de l’enfant doit devenir une priorité politique et doit être adopté au plus vite. Notamment la mendicité des enfants talibés, le relèvement de l’âge du mariage des filles à 18 ans, la déclaration des naissances et la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Le parlement des enfants doit être réactivé pour faire de la participation des enfants une réalité effective, permettant ainsi à tous les enfants de contribuer et prendre une part active à la définition des politiques publiques et des décisions les concernant. Son fonctionnement doit être revu sur la base des meilleures pratiques d’autres Etats et des ressources suffisantes doivent être mises à disposition », a-t-elle confié.
Par ailleurs, Salimata Gaye Diagne soutient que « l’Etat doit assurer une meilleure intégration à la protection de l’enfant dans les politiques publiques et les plans sectoriels. Il doit aussi augmenter le financement disponible pour la protection de l’enfance, pour permettre la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la protection de l’enfant et assurer que le budget est dépensé de manière adéquate ».

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