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DES APPLICATIONS POUR UNE AMÉLIORATION DES ACTIVITÉS AGRICOLES

septembre 6th, 2019 | by echos1
DES APPLICATIONS POUR UNE AMÉLIORATION DES ACTIVITÉS AGRICOLES
Economie
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L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a procédé mardi à Dakar au lancement de son projet « Services agricoles et inclusion digitale en Afrique (SAIDA)-Sénégal » portant notamment sur le développement et la distribution de quatre applications mobiles pour une amélioration des activités agricoles et la réduction de la pauvreté et la vulnérabilité aux changements climatiques.  « (…) La FAO met gracieusement à la disposition du gouvernement du Sénégal par le biais de l’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR) son projet SAIDA au profit des petits exploitants agricoles et éleveurs », a déclaré docteur Gouantoueu Robert Guei, Coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest.  S’exprimant à l’ouverture d’un atelier de deux jours, docteur Guei note que « développer des outils de technologies de l’information et de la communication permettra de faciliter les échanges avec les producteurs agricoles et d’accélérer le transfert des connaissances générées par la recherche ». Le projet SAIDA-Sénégal porte notamment sur « AgriMarketplace », une solution informatique qui prévoit de connecter les producteurs, les commerçants et les consommateurs, notamment sur les prix disponibles sur le marché.  Outre l’application nommée « météorologie et calendrier Cultural », le SAIDA-Sénégal entrevoie également des solutions digitales sur le « e-nutrition » et « Soignez et nourrissez votre bétail », a-t-on appris du Coordonnateur du Bureau sous-région de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et Représentant de cette entité onusienne au Sénégal.  Selon docteur Guei, le projet SAIDA de la FAO dont les phases pilotes ont été lancées en 2016 au Sénégal et au Rwanda « vise le développement et la distribution de quatre applications mobiles aux petits exploitants agricoles, mettant à leur portée des informations de qualité en temps réel pour améliorer l’efficacité dans leurs activités ». Ainsi, dans un élan de renforcement de sa collaboration avec les institutions du Sénégal, la FAO apporte, selon son représentant, une contribution de 70 millions de francs CFA à l’ANCAR « pour le déploiement des dits applications dans la zone des Niayes et le bassin arachidier ». « La FAO compte également réhabiliter et moderniser le centre informatique de l’ANCAR à hauteur de 80 millions de francs CFA », a-t-il ajouté. Il s’agit, a-t-il relevé, « de mettre l’accent sur le développement des applications technologiques pour accélérer la vulgarisation des connaissances scientifiques, des innovations technologiques, des bonnes pratiques en agriculture, élevage, aquaculture, foresteries et gestion des ressources au Sénégal ». « L’expérience du Sénégal qui sera appréciée lors de cet atelier servira à coup sûr de modèle qui pourra être partagé en vue de faciliter le déploiement des applications SAIDA en Afrique de l’Ouest et au Sahel, mais également pour trouver des financements au niveau des bailleurs », a conclu docteur Guei.  La directrice de l’ANCAR a souligné la contribution que le projet SAIDA pourrait apporter à la modernisation et à l’intensification de l’Agriculture au Sénégal. Il devrait aider à ’’réduire le gap de connaissances entre la recherche et le développement agricole mais aussi améliorer le processus de collecte des données sur le terrain grâce aux outils technologiques modernes », a estimé Mariama Dramé. Dans sa démonstration pratique des applications mobiles, l’expert de la FAO Henry Burgsteden a insisté sur le défi de la « connectivité à l’internet » que les pays du Sud doivent relever pour atteindre le maximum d’agriculteurs possible mais aussi la nécessité de faire en sorte que « les utilisateurs comprennent les contenus disponibles dans la plateforme ». Henry Burgsteden qui intervenait par téléconférence a toutefois indiqué que les applications seront disponibles en wolof et en pulaar à côté du français et de l’anglais, en plus d’une fonctionnalité devant permettre de convertir un texte en fichier audio.

Avec aps

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