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Communiqué de La CDDC sur les travaux de construction du pont de Faréfégny en Gambie et la traversée

Communiqué de La CDDC sur les travaux de construction du pont de Faréfégny en Gambie et la traversée

mars 21st, 2017
Interview

Communiqué de La CDDC sur les travaux de construction du pont de Faréfégny en Gambie et la traversée

La CDDC, qui s’est longtemps battue pour la concrétisation du pont de Farafégny, au grand bonheur de tous les usagers de cet axe routier, se félicite de l’engagement du nouveau Président de la Gambie, à matérialiser cet ouvrage tant attendu.
Et qui, selon les prévisions, contribuerait de façon effective au désenclavement de la Casamance, tout en améliorant nettement la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région.
Il s’y ajoute que jusque-là, ceux désireux de rallier le nord ou le sud par cet axe de la Trans Gambienne souffraient d’une discrimination sans commune mesure, livrés à eux-mêmes et assujettis injustement à la souffrance de la traversée du bac et à des pratiques policières et douanières abusives.
La CDDC tient tout de même à préciser qu’il s’agit d’une continuité, d’une finalisation de la construction, car depuis mai 2016, les travaux de ce pont n’ont pas connu d’arrêt notoire, contrairement à l’annonce du Ministre en charge des infrastructures et du désenclavement, M. Mansour Elimane Kane, à l’occasion de son interview à l’émission «Point de vue» de la RTS, disant que les travaux étaient aux arrêts sous le régime du Président Y. Jammeh.
La convention signée le 11 novembre 2014 et qui annonçait pour juin 2015, le démarrage des travaux de ce pont, le plus attendu de la sous-région, financé à hauteur de 53 milliards de francs CFA par la Banque africaine de développement (BAD), dont une contribution de 10% des parties sénégalaise et gambienne, n’a connu qu’une pause de 1ère pierre le 20 février 2015, puis une pause de poutrelles en mai et retrait dès le mois de juin.
Il s’en est suivi une situation inactive jusqu’en mars 2016 et même une déclaration de retrait du chantier par l’entrepreneur Arezki en novembre 2015. Mais depuis le mois de mai 2016, il y a un an environ, le groupe Arezki et Corsan Corvian ont repris les travaux et s’activent sans arrêt dans la construction de l’ouvrage sous les yeux des voyageurs qui empruntent quotidiennement ce trajet et sont témoins des avancées remarquables.
Ainsi, depuis janvier 2016, la construction est déjà sortie de terre et, l’ouvrage en question est en phase d’enjamber le fleuve comme l’atteste ces images prises le 06 janvier 2017 et que nous partageons avec vous. Nous osons espérer au vu de ce nouvel engagement que cette phase de finalisation décrétée ne dépassera pas les 30 mois.
Par ailleurs, nous ne comprenons pas cette décision d’arrêt des rotations des bacs et ne voyons pas comment la construction du pont pourrait influer sur leurs rotations, dès lors qu’elles se réalisent parallèlement à la trajectoire des bacs sur une distance de plus de 300m. Faut-il rappeler que les déplacements des bacs n’entrainent même pas de vagues ? Comment pourraient-ils perturber la construction du pont ? On nous a renseigné que quand on construisait le pont Émile Badiane de Ziguinchor, le bac ne s’était jamais arrêté, sauf le jour de l’inauguration du pont.
Sur un autre angle, comment se fait-il qu’une décision aussi importante et qui relève des autorités des deux (2) pays, en charge de cette question en l’occurrence les ministères des transports et ministères des infrastructures, soit annoncée par un syndicat des transporteurs, qui par ailleurs y tireront profit ? Il y a là, un manque de considération à l’endroit des usagers et quant aux conséquences drastiques de cette décision sur une durée de deux (2) ans et six (6) mois. Par ailleurs, la CDDC invite le gouvernement sénégalais à prendre des mesures allant à amoindrir les coûts et faciliter la liaison entre le Sud et le Nord, jusqu’à la fin de la construction du pont.
La CDDC invite surtout l’Etat du Sénégal à ne pas considérer la construction de ce pont en Gambie, au milieu d’un territoire étranger, comme une fin en soi quant à la politique de construction d’infrastructures visant à désenclaver et à développer la Casamance. En dépit de la construction d’une réelle voie de contournement de 571km et dont nous avons le tracé, la promesse tenue

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